Avertissement : ici, la petite souris a décidé de prendre les commandes… et de laisser libre cours à sa fantaisie. Ne vous y trompez pas : si le ton y est léger, le sérieux et la rigueur de la correctrice n’ont pas bougé d’un poil !
Une vie…. un destin…
Mon rêve d’enfant ? Être vétérinaire et vivre en pleine campagne entourée d’animaux. Bien loin du monde de la langue française et de la correction, me direz-vous… Eh oui, parfois le sentier est sinueux. Mais ne dit-on pas que l’important est le chemin, pas le but ? Allez, je vous emmène avec moi dans mon parcours de vie et vous comprendrez pourquoi échouer à un examen pour un malheureux demi-point peut changer un destin…
Si vous m’entendiez parler, vous sauriez immédiatement que je suis suisse d’origine🫕. C’est donc dans ce magnifique pays que j’ai passé mon enfance, mon adolescence et… un certain nombre d’années.
Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours adoré la lecture 📖. D’ailleurs, j’ai appris à lire avant d’entrer à l’école (en Suisse, les classes commencent entre 4 et 5 ans) en copiant mon frère aîné qui faisait ses devoirs. Par la suite, j’ai toujours eu d’excellentes notes en français, avec une prédilection pour les dictées (oui, je sais, ce n’est pas donné à tout le monde 🤭).
Quand, vers 12 ans, il a fallu choisir une orientation scolaire, je me suis naturellement tournée vers le latin, que j’ai poursuivi jusqu’à la fin de mes études secondaires. L’avantage de cet apprentissage ? Il force à porter une attention particulière à la structure de la langue, à la syntaxe et au sens précis des mots.
Tiens, tiens, ce ne seraient pas les premières fondations de ma future activité de correctrice ?

Durant mes dernières années d’études, les cours de français, plutôt axés sur des études de textes et autres dissertations, ne me plaisaient plus tant que ça. Le manque d’imagination et d’esprit de création qui me caractérise ne devait pas y être étranger 😏.
Je me souviens de mon professeur de philosophie au gymnase (ah oui, en Suisse, on parle de gymnase, pas de lycée), lorsque je lui ai présenté le thème de mon exposé en philosophie, celui de l’imaginaire :
Lui : « Ah, tu as de l’imagination ? »
Moi : « Non, pas particulièrement. »
Et lui : « Parfait ! Pour traiter un tel thème, il est mieux de ne pas en avoir trop ! »
Il m’a fallu bien des années pour comprendre toute l’importance de cette phrase, qui allait finalement me conduire vers ce qui m’anime aujourd’hui.
Mais pour en arriver là, le destin a dû s’en mêler
En fin de cursus au gymnase, toujours fixée sur mon objectif, j’étais inscrite à l’École vétérinaire de Berne, plus motivée que jamais. Et puis, … la mort soudaine de mon chien le jour de mon anniversaire en plein examen de baccalauréat… une tristesse infinie et beaucoup de difficultés à me remobiliser… et un résultat final : un demi-point manquant pour valider le diplôme me donnant accès à l’école de mes rêves 💔.
Ma décision n’a pas été longue à prendre, j’ai redoublé l’année, toujours focalisée sur mon objectif premier 🚀.
Et puis… deuxième coup du destin

Je suis « tombée en amour » pour un chiot et j’ai découvert une passion qui allait m’habiter pendant plus de 20 ans, celui de la formation de chiens de sauvetage 🐕🦺. Et là, au moment des inscriptions quelques mois plus tard à l’université de Berne, à l’idée de partir loin de mon chien et de devoir cesser ce qui m’animait alors, ma décision fut sans appel : j’en avais fini avec les études et, après la réussite de mes examens, j’allais chercher du travail pour prendre mon indépendance au plus vite 💸.
Vous voulez connaître mon parcours professionnel ? Allez, petite parenthèse CV…
J’ai rejoint une banque, puis une agence immobilière, une société pharmaceutique et enfin une grande compagnie d’assurance. Des domaines bien différents qui m’ont permis d’acquérir de multiples compétences, des pierres de plus à mon édifice👍.
Dans ma dernière fonction de salariée, j’étais responsable qualité de la correspondance française de plus de 150 personnes, et chargée de l’établissement de documents et supports en tous genres à partir de leur version allemande.
Ce cheminement m’a permis de devenir experte en rédaction française, car j’avais toujours à cœur de rendre des écrits parfaits au niveau orthographique et grammatical, et surtout clairs et compréhensibles (je peux dire merci à mon patron tyrannique de l’époque, dont l’exigence n’avait aucune limite 😤). J’ai aussi appris à m’appuyer sur les bons outils pour parfaire mes connaissances 📚, et j’ai pris l’habitude (que j’ai gardée) de chercher, vérifier et revérifier, pour être certaine de livrer la meilleure version possible.
Une étape cruciale…

En 2015, le choix familial de déménager en France m’offre la possibilité de me lancer dans une activité d’élevage (ah oui, c’est vrai, je ne vous ai pas tout dit : si je n’ai pas réalisé mon rêve de vétérinaire, en revanche vivre en pleine campagne entourée d’animaux, ça oui !!!🐕🐈🐎🐐🐔).
C’est alors que « 🎵 Zorro est arrivé-é-é 🎵». Ah non, pas Zorro, ma belle-fille et son grand projet. Et ma vie a pris un nouveau virage…
Elle avait écrit un livre (maintenant elle en a plusieurs à son actif 🥰), et avant de le publier elle avait besoin de le faire corriger… Une drôle d’idée lui a alors traversé l’esprit, celle de me confier son premier « bébé » pour une relecture. Passé le moment de surprise, je me suis mise au travail et… J’AI ADORÉ !!!
Ravie du résultat, elle m’a sorti, l’air de rien : « Pourquoi tu ne te lances pas professionnellement ? » Et c’est comme ça que tout a commencé, en 2018. Création du nom Les Mots Futés et du logo (merci Marie), et me voilà partie dans cette grande et belle aventure de la correction❤️.

Depuis, j’ai aidé de nombreux étudiants à finaliser leurs thèses, mémoires, rapports de stage, etc., une manière de contribuer – un tout petit peu – à la validation de leurs examens 🎓. En plus, cherry on the cake (*cerise sur le gâteau), ma soif d’apprendre est récompensée, tant les domaines et les sujets traités sont divers et variés.
Aujourd’hui, je mesure la chance d’avoir rencontré des auteurs indépendants géniaux qui me font confiance et me remettent leurs manuscrits (ou plutôt tapuscrits ⌨️) avant publication. Je me plonge avec délectation dans leur univers pour leur rendre un texte libre de tout « parasite », tout en restant au plus près de leur style (que je me dois de respecter bien sûr) 📝.
Finalement, ce rôle de correctrice réunit tout ce que j’aime : la beauté de la langue française et ses difficultés (voire ses secrets), le monde de l’imaginaire (celui de mes auteurs fétiches vu qu’il me fait défaut, enfin je crois 🫢) et l’esprit d’analyse (un vaste sujet d’épuisement de mes proches, car cela me poursuit au quotidien 😂).
Comme vous l’avez sans doute compris à la lecture de ces (quelques 😯) lignes, j’aime autant la précision et la rigueur indispensables à un travail de correction efficace, que la bienveillance et l’empathie. C’est dans cet esprit que je m’emploie à aborder les textes qui me sont soumis et dont je me nourris. Car j’avoue, je m’éclate à découvrir les petits bijoux d’écrivains en herbe ou pros, dont l’imagination n’a aucune limite.
Merci à vous tous qui m’avez déjà fait confiance et bienvenue à tous ceux qui auront envie de me rencontrer au fil de mes relectures ✍️.
À vos plumes, je suis là pour bichonner « vos précieux ».
